Je profite de ce week-end prolongé pour rattrapper mon retard de lecture.
J'ai notamment commencé la lecture de Philosophie magazine du moi de mai, consacré - entre autres - au nucléaire, et l'édiorial d'Alexandre Lacroix, le fantasque Directeur de la rédaction, m'a déjà plongé dans des abîmes de perplexité.
Il aborde la question à la fois fondamentale, et d'apparence futile, du mode de signalisation des emplacements de stockage des déchets radioactifs.
Il rappelle fort à propos que nous ne sommes pas capables de certifier que, dans plusieurs milliers d'années, les individus présents sur terre seront capables de lire notre langage actuel. Comment alors s'assurer que des déchets hautement toxiques ne seront pas déterrés par erreur ?
Il finit ainsi sa chronique :
Avec un peu de chance, les singes verts et les ambassadeurs d'Alpha du Centaure qui nous feront l'amabilité d'une visite seront encouragés par ces inscriptions à creuser le sol. Et c'est là qu'ils découvriront, à leur dépens, de quel bois l'humanité se chauffait : ce serait, en somme, la dernière facétie de la plus nihiliste des espèces répertoriées !
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